Après le scrutin du 6 mai, nous assistons à des violences sous couvert de mobilisations anti-Sarko. C'est parfaitement inacceptable, inexcusable. Le pire dans ces jours qui suivent la terrible défaite de la gauche serait de manquer de lucidité. Après avoir été battu idéologiquement par la droite réactionnaire du nouveau président de la république, rien ne serait plus tragique que d'imaginer qu'il serrait possible de regagner, en jettant des pavés sur les CRS, ce qui a été démocratiquement perdu dans les urnes dimanche dernier. J'imagine en ce moment les dirigeants de l'UMP visionnant les reportages sur les violences dans les journaux télévisés. « Encore quelques soirées comme celle-ci et ce ne sera même plus la peine de faire campagne pour les législatives, le raz de marée à droite deviendra inévitable! » doivent-ils se réjouir.