Lancement des législatives à Paris
Par gerald briant le mardi 15 mai 2007, 12:10 - le 18ème au coeur - Lien permanent
Ci-dessous, mon intervention lors de la réunion de lancement des candidatures aux législatives à Paris présentées par le PCF.
Faut-il se résoudre après la victoire de la droite aux élections présidentielles, à ce que le « chacun pour soi » soit désormais l'horizon de la société française? Faut-il ranger aux rayons des vieilles lunes des idées comme la solidarité, l'entraide, la révolte face aux injustices où pour résumer, tout ce qui concourt à l'émancipation de chacun ?
Je ne le crois pas. Comme beaucoup de mes concitoyens je suis profondément attaché aux valeurs qui fondent la gauche. Tant qu'il y aura des inégalités, tant qu'il aura une toute petite partie de l'humanité qui exploite et s'enrichit au détriment de tous les autres, la gauche sera une idée neuve. Elle sera moderne. Tant que la précarité et le chômage domineront avec leur lot de misère, il y aura besoin de protection sociale. Tant que les discriminations existeront, qu'elles soient fondées sur le genre, la couleur de la peau, l'âge ou les orientations sexuelles, il y aura besoin de gagner d'autres droits, de nouvelles conquêtes sociales.
Une société se juge au sort qu'elle réserve à ses membres les plus fragiles.
Le projet défendu par Nicolas Sarkozy va aggraver les fractures dans la société française. En opposant les jeunes aux plus anciens, les Français aux immigrés, les chômeurs aux salariés, c'est le règne des idées courtes, c'est le royaume de la réaction. Son programme se révèle être un véritable bon en arrière en plein 19° siècle où le droit de grève n'existait pas, où la durée moyenne du temps de travail hebdomadaire dépassait 40 heures.
La victoire de Nicolas SARKOZY, ouvre la porte à la casse complète du modèle social issue de décennies de luttes et scelle sa mise aux normes du capitalisme financier.
- · Abandon des 35h et mise à mal du principe même de réduction du temps de travail,
- · remise en cause de la notion de dialogue et pacte social,
- · fin du système de solidarité nationale ( sur les retraites, la sécurité sociale, l’indemnisation du chômage…) ,
- · négation du droit de sol,
- · stigmatisation de « l’autre »,
- · remise en cause des libertés fondamentales et des droits universels issus de la Révolution française et dans le même temps, exaltation de l’individualiste et de la concurrence, éloge de la compétition sociale, installation de la méritocratie:
L’objectif a finit de se dévoiler. Il s’agit en quelques années de nous faire installer dans un modèle social à l’anglo-saxonne expurgé de tout humanisme.
Nicolas Sarkozy a lancé un défi à la gauche. Celui-ci doit être relevé. Il ne le sera que si les idées qui fondent la gauche sont portées au plus haut.
Mais rien n'est possible sans un Parti communiste influent. Son histoire parle pour lui, front populaire, résistance, décolonisation, mai 68… A chaque fois, il fut au rendez-vous des principaux événements qui ont fait ce que la France est aujourd'hui.
En soutenant les candidatures soutenues par le Parti communiste et des collectifs unitaires, vous ferez le choix de la gauche, pour qu'elle passe à l'offensive sur les valeurs qui la fondent. Vous voterez pour vos combats. Vous voterez pour vous.
Alors pendant ces moins de 4 semaines qui nous séparent du premier tour des législatives, il va s’agir de ne pas mégoter en terme d’efforts militants, de contacts, de discussions. Comme dirait Bernadette Chirac, il s’agit de se sortir les doigts du sac à main…
Dans un climat évidemment rendu difficile par la victoire de la droite, nous pouvons cependant engranger des points, marquer un début de reconquête électorale. Ceux qui ont pu faire des initiatives de campagne ce week-end ont pu le constater. Il existe une disponibilité de la part d’un électorat à gauche en faveur de nos candidats. Mais pour que cette disponibilité se traduise en vote, cela veut dire un effort militant, une énergie de tous les instants.
3 axes d’interventions
1. Dire que la gauche sera obligatoirement présent au second tour. La loi électorale n’est pas la même que pour la présidentielle. Tous les candidats qui auront recueilli 12,5% des inscrits seront qualifiés.
2. Dire que la refondation idéologique ne passera pas par un rapprochement avec le centre. La victoire de Sarkozy démontre avec fracas qu’on peut gagner sur ses idées et quelles peuvent être majoritaires. Hélas. S’il l’on veut donc une gauche fier de ses valeurs, cela signifie s’attaquer au règne de l’argent roi, du règne des puissants contre les faibles. Et ce n’est pas du coté d’un hypothétique centre que la gauche retrouvera une assise idéologique capable de s’en prendre aux racines des misères produites par le capitalisme. Aussi quoi de plus judicieux que le vote communiste, seul capable de remettre toute la gauche à gauche !
3. Dire enfin l’importance d’avoir des députés communistes à l’assemblée et un groupe parlementaire. Une vigie d’autant plus nécessaire qu’il faudra y voir clair dans ce tunnel de 5 années d’attaques de la droite réactionnaire contre nos droits sociaux et nos libertés. Même si à Paris cela m’étonnerai qu’on élise beaucoup de député communiste parisien dès le premier tour.. Sauf que le nombre de voix gagnées par nos candidats s’ajoutera au niveau national et donnera une force d’autant plus importante à nos élus.
Concrètement
Mettons-nous dans la tête que si chaque communiste parisien gagnent 3 voix chacun autour de lui, la remonté de notre influence est possible. Elle sera au Rendez-vous.. Alors rivalisons de plans de travail, de distributions, de porte-à-porte, d’affichages, de points de rencontre et de réunions publiques. L’avenir de notre parti, de la gauche dépend de nous. Nous allons réussir.
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