Violences
Par gerald briant le mardi 8 mai 2007, 19:34 - humeur - Lien permanent
Après le scrutin du 6 mai, nous assistons à des violences sous couvert de mobilisations anti-Sarko. C'est parfaitement inacceptable, inexcusable. Le pire dans ces jours qui suivent la terrible défaite de la gauche serait de manquer de lucidité. Après avoir été battu idéologiquement par la droite réactionnaire du nouveau président de la république, rien ne serait plus tragique que d'imaginer qu'il serrait possible de regagner, en jettant des pavés sur les CRS, ce qui a été démocratiquement perdu dans les urnes dimanche dernier. J'imagine en ce moment les dirigeants de l'UMP visionnant les reportages sur les violences dans les journaux télévisés. « Encore quelques soirées comme celle-ci et ce ne sera même plus la peine de faire campagne pour les législatives, le raz de marée à droite deviendra inévitable! » doivent-ils se réjouir.
Pour avoir été plus d'une fois en négociation avec la préfecture de Paris lors de mes années de militantisme étudiant, j'ai pu constater de visu que les fameux casseurs et autres autonomistes de tous poils étaient souvent aux ordres ou manipulés par la droite pour dévoyer les mouvements sociaux en les menant contre le mur et en les isolant de l'opinion publique. Nous sommes dans un régime démocratique et nous avons été battu démocratiquement, Ce sera par les urnes, en regagnant une majorité progressiste dans le pays que la gauche se relévera.
Et même si comme beaucoup de mes concitoyens, voir Mireille Mathieu et Jean marie Bigard célébrés comme le nec le plus ultra de la culture française dimanche dernier place de la Concorde, m'a fait aussi un peu « grimper aux rideaux » - je dois bien l'avouer – rien ne justifie les violences. Elles doivent cesser au plus vite. Les 10 et 17 juin prochain, nous auront l'occasion de laver l'affront en votant pour élire une majorité de gauche à l'assemblée nationale. Le vote communiste aura aussi cette utilité.
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