http://www.humanite.fr/Garde-a-vue-politique-pour-74-electriciens-et-gaziers

samedi 16 mai 2009
Par gerald briant le samedi 16 mai 2009, 11:28 - humeur
lundi 20 avril 2009
Par gerald briant le lundi 20 avril 2009, 16:21 - Débats d'idées
lundi 23 mars 2009
Par gerald briant le lundi 23 mars 2009, 17:20 - le 18ème au coeur
Augmentation des minima sociaux +200€ par mois, c'est urgent !
Face à la paupérisation d’une partie de la population du 18° arrondissement de Paris qui se traduit par le développement exponentiel de véritables marchés de la misère, les élus communistes demandent au Maire de Paris d’interpeller l’état pour demander une hausse des minima sociaux ajustés sur le seuil de pauvreté européen.
vendredi 13 mars 2009
Par gerald briant le vendredi 13 mars 2009, 23:23 - vote utile
mardi 24 février 2009
Par gerald briant le mardi 24 février 2009, 18:41 - le 18ème au coeur
En exclusivité la plaidoirie de Nadège Magnon, avocate de Lounis Ibadioune
Lounis Ibadioune est un militant communiste de la goutte d'or au cœur de la 18eme arrondissement de Paris. Son crime : avoir vendu l'Humanité dimanche comme il le fait chaque semaine depuis plus de 20 ans. La police lui a dressé un procès verbal pour "vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation". Comme il a refusé de payer l'amende pour ce qu'il considère avec raison comme un déni de démocratie, il est convoqué au tribunal le 18 février 2009. Et oui, ca se passe comme cela en Sarkoland!
Face à cette attaque à nos libertés fondamentales, ses amis, ses camarades ont appelé à la mobilisation la plus large. Le 18 février 2008, Lounis Ibadioune a obtenu sa relaxe.
mardi 16 décembre 2008
Par gerald briant le mardi 16 décembre 2008, 11:44
mardi 23 octobre 2007
Par gerald briant le mardi 23 octobre 2007, 10:09 - Débats d'idées
La succession de mauvais coups fomentés par la droite appelle à l’action et au rassemblement le plus large. Tout doit être tenté pour empêcher le gigantesque retour en arrière qui menace notre modèle social. Mais le rassemblement, l’action ne seront pas suffisants. S’il est un sujet à travailler de façon concomitante, c’est bien celui de la bataille idéologique. Nicolas Sarkozy ne nous en laisse d’ailleurs pas le choix, lui qui ne cesse chaque jour d’enfoncer des coins sur le terrain des idées dans une gauche systématiquement sur la défensive
mercredi 5 septembre 2007
Par gerald briant le mercredi 5 septembre 2007, 10:23 - humeur
Le locataire du palais de l’Élysée vient manifestement d’obtenir un tout nouveau diplôme de science de l’éducation et il tient à le faire savoir. Les enseignants vont recevoir ces prochains jours les 32 pages de sa lettre aux éducateurs à l’occasion de la rentrée scolaire.
lundi 3 septembre 2007
Par gerald briant le lundi 3 septembre 2007, 18:14 - Débats d'idées
Tribune de Marie-Pierre Vieu publiée dans l'Humanité des débats du 1er septembre 2007.
Pour lire le dossier complet, cliquer ici
La question mérite d’être posée. D’autant que depuis la chute du mur de Berlin, s’est développée cette opinion, aujourd’hui relayée par un quarteron d’intellectuels et politiques convertis au libéralisme, que la crise du communisme et de la social démocratie appellent une modernisation de la gauche, qui dans les faits conduit à rompre avec le socialisme du 20ième siècle. Les évolutions des forces productives, la dilution de la classe ouvrière et les mutations d’un capitalisme maintenant globalisé viendraient appuyer ce point de vue. Nous serions entrés dans l’ère de la démocratie apaisée où la question des rapports sociaux au cœur de l’affrontement capital/travail, de la lutte des classes et du passage à une conscience de classe deviendraient secondaire.
lundi 27 août 2007
Par gerald briant le lundi 27 août 2007, 14:57 - internationale
Point de vue Nous, soldats américains en Irak LE MONDE | 27.08.07 | 14h11 • Mis à jour le 27.08.07 | 14h20
Vu d'Irak au terme d'un déploiement de quinze mois, le débat politique à Washington semble tout à fait surréaliste. La lutte contre l'insurrection est, par définition, une compétition entre insurgés et contre-insurgés pour le contrôle de la population et son soutien. Croire que les Américains, accueillis sans enthousiasme, peuvent gagner à leur cause une population locale rétive et remporter la lutte contre l'insurrection est une vue de l'esprit.
En tant que soldats d'infanterie et sous-officiers de la 82e division aéroportée et en tant qu'hommes responsables sur le point de rentrer au pays, nous mettons en doute la couverture médiatique qui, ces derniers temps, présente le conflit comme de plus en plus gérable, et estimons qu'elle néglige les troubles civils, politiques et sociaux croissants que nous constatons au quotidien. Il s'agit bien évidemment de notre opinion personnelle et en aucun cas d'un point de vue officiel au sein de notre chaîne de commandement.
Il se dit que nous nous rendons sans cesse plus maîtres de la situation sur les champs de bataille en Irak : une telle analyse est le fruit d'une vision américano-centrée et erronée. Nous jouissons certes de la supériorité militaire, mais ce que les soldats appellent le théâtre des opérations reste inchangé, à l'exception de quelques évolutions marginales. Ce théâtre fourmille d'acteurs difficiles à identifier : extrémistes sunnites, terroristes d'Al-Qaida, miliciens chiites, criminels et tribus armées. La situation est encore compliquée par la loyauté douteuse et le double jeu de la police et de l'armée irakiennes, entraînées et armées aux frais des Américains.
Il y a quelques nuits de cela, nous avons ainsi vu un soldat américain mourir et deux autres être grièvement blessés après l'explosion d'une bombe antiblindage entre un poste de contrôle de l'armée irakienne et un autre de la police. Des témoins irakiens ont assuré aux enquêteurs américains que des représentants de la police et de l'armée locales avaient escorté les poseurs de bombe et les avaient aidés à installer l'engin. Ces civils ont exprimé leur dilemme : s'ils avaient informé les Américains avant l'explosion, l'armée, la police ou la milice chiite locale auraient tué leurs familles. Beaucoup de soldats vous le diront : ce genre d'évènement fait quasiment partie de notre routine.
Les informations affirmant que la majorité des chefs militaires irakiens sont désormais des partenaires fiables ne relèvent que d'une rhétorique mensongère. Les commandants des bataillons irakiens, y compris les mieux intentionnés, ont une influence limitée, voire nulle, sur les milliers d'hommes qui sont sous leurs ordres et qui ne sont vraiment fidèles qu'à leurs milices.
S'il est essentiel de se faire des alliés pour remporter le combat contre une insurrection, il est aussi impératif que ces alliés soient fidèles à l'objectif que nous prétendons soutenir. Ainsi les sunnites, sous-représentés dans les nouvelles forces armées irakiennes, en sont désormais à créer leurs propres milices, parfois avec notre soutien tacite. Ils sont convaincus que la meilleure façon de se prémunir contre les milices chiites et un gouvernement à dominante chiite est de constituer leurs propres bandes armées. Et nous les armons pour qu'ils nous aident dans la lutte contre Al-Qaida. Certaines tribus sunnites armées sont ainsi devenues des délégués efficaces, mais une question demeure : à qui feraient-elles allégeance en notre absence ?
Pour résumer, nous opérons dans un contexte ahurissant entre des ennemis déterminés et des alliés douteux, où l'équilibre des forces en présence est on ne peut plus flou. Soyons clairs, nous avons la volonté et les moyens de combattre dans un tel contexte, mais nous sommes de facto paralysés parce que les réalités du terrain exigent des mesures auxquelles nous nous refuserons toujours : le recours de façon massive, brutale et meurtrière à la force. On ne peut se contenter d'évaluer le niveau de sécurité d'un point de vue américano-centré. La possibilité pour des observateurs américains, par exemple, de se déplacer sans danger dans les rues de villes jadis violentes n'est pas un indicateur décisif du niveau de sécurité. Il faut prendre en compte le vécu des citoyens irakiens. Et, alors, force est de constater qu'une majorité d'entre eux se sent en danger et nous considère comme une force d'occupation incapable, en quatre ans, d'établir une normalité. Et qui semble même de moins en moins capable de le faire, puisque nous continuons d'armer toutes les parties en présence.
Il est tout aussi inutile d'associer à notre stratégie militaire des demandes pressantes au gouvernement irakien pour qu'il atteigne des objectifs politiques en vue de la réconciliation. L'incurie du gouvernement est source d'impatience et de confusion et ne fait rien pour améliorer le sentiment de sécurité de l'Irakien moyen. De fait, une solution politique durable demeurera impossible tant que la situation militaire sera aussi instable.
Le gouvernement irakien est tenu par les principaux partenaires de la coalition formée par l'Alliance irakienne unifiée, à majorité chiite, ainsi que par une minorité kurde. L'Alliance a été formée par le clergé chiite, soucieux d'éviter que le peuple ne commette la même erreur qu'en 1920, à savoir se rebeller contre la force occidentale d'occupation et perdre ce qu'il croyait être son droit inaliénable à gouverner l'Irak. Les chiites nous voient donc comme utiles, pour le moment, et ce moment est sur le point de se conclure, puisqu'ils ont obtenu ce qui à leurs yeux leur revient de droit. Leur prochain objectif consiste désormais à consolider ces acquis, car une réconciliation sans consolidation pourrait tout leur faire perdre.
La réconciliation politique de l'Irak aura lieu, mais pas sur nos instances ni d'une façon qui satisfasse nos objectifs. Elle aura lieu aux conditions des Irakiens, lorsque la réalité sur le champ de bataille sera conforme à la réalité politique. Il n'y aura pas de grands remèdes magnanimes satisfaisant toutes les parties comme nous le voulons ; il y aura des gagnants et des perdants. Il ne nous reste qu'à choisir le camp que nous allons soutenir. En essayant de satisfaire toutes les parties, comme nous le faisons actuellement, nous ne faisons que nous assurer de la haine de tous, et pour longtemps.
Le front le plus important de la lutte contre l'insurrection, celui de l'amélioration de la situation sociale et économique, est celui sur lequel nous avons le plus lamentablement échoué. Deux millions d'irakiens vivent dans des camps de réfugiés dans les pays voisins. Près de deux millions sont des déplacés à l'intérieur de leur pays et s'entassent désormais dans de nombreux taudis en ville. Dans les villes, l'électricité, le téléphone et la voirie ne sont pas assurés en permanence. Les Irakiens "bien lotis" vivent dans des quartiers fermés, barricadés. Ils survivent dans une claustrophobie communautaire.
Dans cet environnement anarchique où des hommes en armes font la loi dans la rue, les gestes les plus banals de la vie sont devenus autant de défis à la mort. Après quatre ans d'occupation, nous avons manqué à toutes nos promesses et substitué à la tyrannie du parti Baas la tyrannie de la violence islamiste, milicienne et crapuleuse. La seule inquiétude des Irakiens est désormais de savoir quand et comment ils seront tués. Ne faisons donc pas les fiers lorsque nous leur distribuons nos colis alimentaires. Comme nous l'a dit un Irakien résigné, il y a quelques jours, : "Nous avons besoin de sécurité, pas de nourriture."
Admettons-le, si notre présence a libéré le peuple irakien du joug d'un tyran, elle lui a aussi volé sa dignité. Les Irakiens ne tarderont pas à comprendre que le meilleur moyen de retrouver l'estime d'eux-mêmes est de nous prendre pour ce que nous sommes - une armée d'occupation - et d'exiger notre départ. En attendant, nous serions bien avisés de leur laisser progressivement reprendre le rôle central dans tous les domaines, pour qu'ils élaborent eux-mêmes une stratégie nuancée dans laquelle nous les aiderions de loin, mais en les laissant résoudre leurs différends comme bon leur semble. Cette suggestion ne relève pas du défaitisme, c'est simplement admettre que nous menons des politiques vers des buts absurdes et sans en reconnaitre les aberrations.
Il ne nous semble pas utile de parler de notre moral. Nous sommes des soldats consciencieux et nous mènerons notre mission à bien.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Julie Marcot © New York Times
Buddhika Jayamaha est technicien militaire ;
Wesley D. Smith, Jeremy Roebuck, Omar Mora et Edward Sandmeier sont sergents ;
Yance T. Gray et Jeremy A. Murphy sont fourriers.
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